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Les sources des articles disponibles dans la recherche sont l'historique des bulletins DEI, la Convention des droits de l'enfant ainsi que certaines publication de DEI.
Les suites de la Marche mondiale [ Bulletin DEI, septembre 1998 Vol 4 No 3 p. 19 ] Par Dannielle Plisson La Marche mondiale contre le travail des enfants, arrivée à Genève le 30 mai 1998, pour l'ouverture de la Conférence internationale du Travail, a été un événement mémorable pour tous, marcheurs, marcheuses, bénévoles, organisations participantes et spectateurs. Elle était animée par quelque 500 enfants et leurs accompagnateurs, dont bon nombre avaient été préalablement reçus par M. F. Cotti, président de la Confédération. L'opinion publique, grâce à la formidable couverture médiatique, a pu être sensibilisée et informée sur les réalités quotidiennes des enfants travailleurs et les gouvernements ont été interpellés afin que des mesures soient prises pour favoriser le respect des droits des enfants. Les jeunes d’ici ont aussi été de la partie puisqu’ils ont eu l’occasion d’entendre et de questionner quelques enfants travailleurs dans leurs classes, ou de passer avec eux une journée afin de s’entretenir d’égal à égal de leurs expériences de vie et de leurs sentiments personnels, loin du regard des adultes qui les ont accompagnés tout au long de la Marche. Beaucoup d'organisations travaillent depuis de nombreuses années pour que les réalités changent. En juin 1999, l'OIT doit adopter la nouvelle convention destinée à interdire les formes les plus extrêmes du travail des enfants, la période est donc cruciale et les organisations doivent continuer à se mobiliser. Les enfants qui ont participé à la Marche comptent sur tous pour exercer des pressions politiques en Suisse et au niveau international pour que la situation change. Un débat crucial continue, et la Marche n’a pas permis de le résoudre: faut-il viser l’abolition du travail des enfants ou l’abolition de l’exploitation des enfants par le travail? Les tiraillements idéologiques subsistent entre les diverses ONG du Tiers monde organisatrices de la Marche; mais bien souvent les jeunes d’origines, d’expériences de labeur et de formations diverses ont pu se réunir sur au moins trois points essentiels: le respect de leur personne, leur droit fondamental à l’éducation et leur droit à la participation lorsque des décisions qui les concernent sont prises. En Suisse, un forum d'organisations prêtes à s'engager dans une action politique contre l'exploitation des enfants au travail est en cours de constitution. Jusqu'à présent, les activités ont été focalisées à Genève et Berne. Il faut maintenant atteindre d'autres cantons et adopter un mode de fonctionnement décentralisé. Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus auprès du Secrétariat suisse de la Marche mondiale, Terre des Hommes Suisse, 31 chemin Frank-Thomas, 1208 Genève, E-mail: globalmarch@tdh-geneve.ch |
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